Axes de recherche

Master de recherche de psychologie psychanalyse

Sujet du mémoire

« Intérêt de l’étude des organicités morphogénésiques dans les dessins des enfants en grandes difficultés pour le diagnostic différentiel entre autisme et psychose pour la thérapeutique »

Sommaire du mémoire

I. INTRODUCTION

II. PREMIERE PARTIE

A. Généralités

1) L’invention chez les anthropologues
2) L’invention dans la psychanalyse
3) L’autisme : un Quod collectif
4) Le proche et le lointain : une modalité de lecture
5) Nature, culture et autisme
6) Comment interroger l’autisme avec Freud ?
7) La voie du rêve
8) Un autre positionnement pour la lecture métapsychologique de l’enfant autiste
9) La difficulté de l’abord du phénomène autistique

B. Déclinaison des différentes approches et théories

I) Histoire du concept d’autisme
2) L’autisme vue depuis l’extérieur : Neuroscience et Autisme
3) L’approche sémiologique de J.M.Vidal

a) Les investissements autistiques
b) La question de l’autisme primaire normal
c) Les signes selon Peirce et les « Formes autistiques »
d) Une symbolisation « envahissante » pour nous
e) La question des formes symboliques
f) Les différences entre les Formes Symboliques
g) Le « Partage symbolique » des Personnes

4) L’enfant autiste avec Deligny
5) L’abord freudien …. après Freud
6) La notion d’enfant qui s’arrête aux portes du langage : une tentative d’unification des théories par H. Rey-Flaud
6) Nouage de trois dimensions réelle, symbolique et imaginaire avec Lacan
7) L’anthropologie par-delà nature et culture de P. Descola

C. Méthode de lecture

1) L’approche morphogénésique des dessins :

a) La théorie des structures dissipatives de Prigogine
b) Les attracteurs étranges
c) La théorie des fractals
d) Le saut catastrophiste de Thom

2) La nécessité de faire tomber les dogmes :

a) la place de l’intervention dans le dessin jusqu’à la limite de la névrose
b) Illustration : la petite fille aux oiseaux
c) Un autre cas d’intervention dans le dessin de Matthieu

3) La question du corps morcelé identifiant l’état psychotique ou autistique est-elle pertinente ?

a) Un cas paradigmatique infirmant cette notion : la dysphasie sévère d’Hervé
b) Plan de travail et plan d’écriture psychique : un plan de butée rendu visible
c) Autres dessins montrant la redondance des structures

4) Les phallus

a) La structuration dynamique catastrophiste d’un plan des surmois
b) La dynamique dans le plan B : une organicité vivante
c) La notion de pli baroque avec Deleuze

D) Résumé des hypothèses de recherche

III. DEUXIEME PARTIE

A. Méthode

B. Résultats cliniques

1) Présentation de l’évaluation diagnostic d’un enfant C. et d’un enfant L.
2) Evénements dans le travail :

a)1er temps animiste

– discussion sur ce temps 1

b) 2ème temps totémique

– discussion sur le temps 2

c) 3ème temps entre animisme et totémisme
d) Reconstruction du temps 1 et 2 animo-totémique
e) 4ème temps naturaliste
f) 5ème temps analogique
g) Notion d’attracteur central entre les cadrans
h) Reconstruction d’une monade entière en rubic’s cube chez les deux enfants
i) Les trous entre les quatre cadrans
k) 6ème temps : changement du mode de figuration démenti des structures précédentes.
l) 7ème temps : traversée du plan et retour au question de l’enfant névrosé avec le plan B

IV. TROISIEME PARTIE

Hypothèses de travail à approfondir :
1) L’organisation mentale des autistes
2) Élément de distinction entre autisme et psychose
3) Hypothèses pour la complémentation du graphe du désir
4) Les enjeux pour les anthropologies clinique et psychanalytique

V. Conclusion provisoire et introduction

Dans ce mémoire, nous interrogeons la notion d’enfant en grande difficulté et en particulier celle de l’autisme du point de vue clinique et théorique et la réponse psychanalytique possible. Aujourd’hui, il est dit qu’à la fois les approches psychothérapeutiques psycho-dynamiques de l’autisme auraient fait la preuve indubitable de leur inefficacité, si ce n’est de leur nocivité et que leurs propositions et leurs méthodes d’évaluation n’ont aucune portée scientifique. Cette appréciation contradictoire marque une dénégation. Les critiques supposent que ces approches auraient tout essayé et qu’elles auraient épuisé leur champ de recherches, ou encore qu’elles auraient envisagé et testé toutes les modalités de prise en charge imaginables de ce trouble de la symbolisation que montrent les enfants autistes. A. Green argumente en disant (1995, p. 209) : « On a beaucoup reproché à Winnicott […] de s’être complu à déformer le cadre analytique… Il nous semble que seules sont acceptables les variations … qui ont pour but de favoriser la création des conditions optimales de la symbolisation ». Tenter de cerner une psychopathologie de l’autisme par la psychanalyse en déformant le cadre est primordial à l’heure où les recommandations de la Haute Autorité de Santé ont conclu que l’autisme ne relevait plus de son champ. Il s’agit pour nous de montrer l’inverse : si l’autisme relève bien d’un champ, c’est celui de notre discipline. Mais encore faudrait savoir ce qu’est l’autisme ?
Les études théoriques et cliniques de l’autiste font référence à de nombreuses théories, leur volume est énorme et en même temps les travaux sont dispersés. Ces corpus apparaissent alors comme les figures impossible d’Escher : il est difficile de distinguer une vraie unité de pensée qui permettrait d’avancer une théorie solide et probante de l’enfant en grande difficulté avec la psychanalyse. Dans notre étude, nous voulons établir une base de travail non pas métaphysique mais bien phusis, une métapsychologie corporelle, autrement dit une nomophusis. Nous voulons avancer vers la construction d’une pratique spécifique avec l’autisme et la psychanalyse en ayant pour ambition d’augmenter l’empan thérapeutique du champ psychanalytique. Mais ce n’est qu’en parvenant, avec Freud notamment, à plonger dans la compréhension de l’originaire que nous baliserons le chemin de l’appréhension des phénomènes autistiques et plus généralement celle de l’enfant en grande difficulté. Notre outil diagnostic et de travail sera principalement le dessin parce qu’il s’agit de montrer qu’à travers lui l’enfant autiste donne une image réelle du corps pulsionnel et plus largement de la corporalité humaine. Une distinction clair entre autisme et psychose est à établir et une modélisation de cette clinique à intégrer dans les modèles actuels. Surtout, comme il sied dans l’éthique de la psychanalyse, nous voulons parier sur le sujet et soutenir chez lui l’émergence de son savoir sur lui-même.

 

Jean-Baptiste Beaufils
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